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Pint of Science : une bière + une conférence, à Paris ou à Orsay

Depuis sa création en France en 2014, le festival Pint of Science ne cesse de se développer. Pour l’édition 2017, quatre chercheurs du centre Inra Ile-de-France-Jouy-en-Josas se sont lancés dans l’aventure en participant aux rencontres avec le public organisées au Gramophone à Orsay et au Little Temple Bar à Paris

Photo de promotion du festival Pint Of Science, édition 2017 © Pint Of Science
Par Christine Jez
Mis à jour le 08/06/2017
Publié le 08/06/2017

Sortir des laboratoires pour parler de science, dans une ambiance décontractée et conviviale, tel est le concept du festival Pint of Science, développé en 2012 en Angleterre et en France depuis 2014. Alors que 3 villes françaises ont participé à la première édition, la quatrième édition a été organisée dans 33 villes. En se développant, le festival attire toujours plus de spectateurs et une part de plus en plus importante de public non scientifique.

L’édition 2017 proposait 10.000 entrées sur la période du 15 au 17 mai avec 250 évènements se rattachant aux thématiques proposées :

  • Les merveilles de l’esprit (neurosciences, psychologie et psychiatrie)
  • Des atomes aux galaxies (chimie, physique et astrophysique)
  • Notre corps (sciences du vivant)
  • Planète  Terre (sciences de la terre, evolution and zoologie)
  • Star tech (technologie et ordinateurs)
  • De l'Homme aux civilisations (droit, histoire, politique)

Quatre chercheurs du centre Inra Ile-de-France-Jouy-en-Josas se sont joints à cette initiative, partageant avec un public jeune et curieux, des sujets de recherche entre sciences du vivant et neurosciences

  • Mohammed Moudjou : « Le Prion, un nouveau Concept en biologie »
  • Angélique Igel-Egalon : « Alzheimer-Parkinson sont-elles des maladies de type Prion ? »
  • Muriel Thomas : « Notre corps, un écosystème bactérien »
  • Roland Salesse : « Faut-il sentir bon pour séduire ? »

Ces soirées ont été animées par Renaud Pourpre, doctorant au sein de l’unité mixte de recherche Micalis (Microbiologie alimentaire au service de la santé), et ses collègues doctorants, organisateurs de l’évènement pour la région Paris-Ile-de-France.

Contact(s)
Organisateur(s) :
Renaud Pourpre
Département(s) associé(s) :
Santé animale, Physiologie animale et systèmes d’élevage, Microbiologie et chaîne alimentaire, Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Jouy-en-Josas
Photo de la conférence de Muriel Thomas dans le cadre du Festival Pint Of Science 2017, ua Gramophone à Orsay © Renaud Pourpre

Présentation des conférences

Le Prion, un nouveau Concept en biologie

Mohammed Moudjou (Ingénieur de Recherche à l’Inra de Jouy en Josas)

Les maladies à Prions sont des maladies neurodégénératives provoquant des troubles neurologiques progressifs à issue fatale (vache folle, Creutzfeldt-Jakob (homme)…). Elles sont dues à un agent pathogène non conventionnel. Nous vous emmènerons dans un voyage à la découverte de l’histoire du Prion et de sa nature biologique. L'occasion de vous présenter d’autres maladies neurodégénératives dues aussi au mauvais repliement des protéines (Alzheimer, Parkinson) ainsi que sur la possible extension du Concept Prion à ces maladies, voire à des fonctions physiologiques.

Alzheimer-Parkinson sont-elles des maladies de type Prion ?

Angélique Igel-Egalon (Post-doctorante dans l'unité de Virologie et Immunologie Moléculaires (VIM) )

Les maladies d’Alzheimer et de Parkinson sont les maladies neurodégénératives du siècle. Considérées comme des maladies du vieillissement, leurs causes ainsi que leur progression rappellent les agents transmissibles non-conventionnels. Et si ces maladies cachaient de nouveaux « Prions » ? A travers cet exposé, nous verrons dans quelle mesure le concept de Prion peut être étendu à ces maladies neurodégénératives.

Notre corps, un écosystème bactérien

Muriel Thomas (Directrice de recherche INRA)

Nous concevons aisément d’avoir des bactéries sur des zones de notre corps en contact avec l’extérieur. Le fait que notre tube digestif héberge un nombre impressionnant de bactéries principalement dans les segments du tractus très profond comme le côlon est moins intuitif et pourtant !!! Le côlon se caractérise par sa richesse en bactéries (1011 par g). Ces 100 000 milliards de micro-organismes composant notre microbiote intestinal contribuent très largement à notre santé. Les Hommes peuvent se définir comme une interface d’écosystèmes composée de cellules humaines et de micro-organismes.

Faut-il sentir bon pour séduire ?

Roland Salesse (ingénieur agronome à l’INRA)

Nos odeurs corporelles racontent beaucoup de choses sur nous : âge, sexe, famille, alimentation, santé. Nous accordons volontiers aux animaux un odorat surprenant mais, sans nous « mener par le bout du nez », les odorants jouent quelquefois un rôle insoupçonné dans notre vie. Et, à notre époque où l’on réhabilite les émotions, parce que le système olfactif est directement « branché » sur celles-ci, c’est une grande tentation pour les aromathérapeutes, les artistes et le marketing d’exploiter ce canal sensoriel.