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Jouy-en-Josas

09 déc 2016

genOway et l’INRA ont cloné les premiers rats.. © Inra, NICOLAS Bertrand

Conférence "Le trouble de stress post traumatique, une pathologie de la réactivation mnésique ? Recherche d'un découplage monoaminergique et de nouvelles tentatives thérapeutiques chez le rat"

Le site de Vilvert du centre de recherche de Jouy-en-Josas recevra prochainement Claire Le Dorze, Institut des Neurosciences Paris Saclay - CNRS UMR 9197, équipe de Pascale Gisquet-Verrier.
Elle donnera une conférence sur le thème "Le trouble de stress post traumatique, une pathologie de la réactivation mnésique ? Recherche d'un découplage monoaminergique et de nouvelles tentatives thérapeutiques chez le rat."

Publié le 21/11/2016

Conférence de Claire Le Dorze, Institut des Neurosciences Paris Saclay - CNRS UMR 9197, équipe de Pascale Gisquet-Verrier

"Le trouble de stress post traumatique, une pathologie de la réactivation mnésique ?
Recherche d'un découplage monoaminergique et de nouvelles tentatives thérapeutiques chez le rat"

Vendredi 9 décembre 2016 à 11 heures

Bâtiment 230 - Salle 271

Accès au centre de recherche Inra de Jouy-en-Josas

Le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) est une pathologie qui se développe chez des sujets exposés à des événements traumatiques. Cette pathologie est caractérisée par des reviviscences du traumatisme induisant des troubles anxieux invalidants et durables. Ces reviviscences, provoquées par des indices de rappel, sont à l’origine des fréquentes rechutes qui caractérisent le TSPT. La dépendance aux drogues d’abus est également caractérisée par une hyperréactivité aux indices de rappel qui est responsable du désir irrépressible de drogue ou "craving" et des nombreuses rechutes après abstinence.  Nous avons fait l’hypothèse que cette susceptibilité aux indices environnementaux, commune aux deux pathologies, pourrait être due à un découplage des systèmes monoaminergiques induit par l’exposition à des conditions intenses, drogues d’abus ou traumatisme. Les données de cette thèse montrent que notre modèle animal de traumatisme (le Single Prolonged Stress) reproduit chez les individus vulnérables les symptômes de la pathologie, et une réactivité aux indices de rappel. Nos données indiquent également qu’un traumatisme induit, chez les individus vulnérables, une désensibilisation comportementale et une sensibilisation noradrénergique corticale, supportant l’hypothèse de découplage monoaminergique. Enfin, nous avons développé une nouvelle approche thérapeutique, le "remodelage émotionnel" capable de diminuer durablement les symptômes de type TSPT. Les résultats obtenus dans cette thèse, soutiennent l’hypothèse de bases physiologiques communes entre le TSPT et l’addiction, et proposent de nouvelles approches thérapeutiques pour ces deux pathologies.

Contact(s)
Organisateur(s) :
Vincent Bombail